mardi 5 mai 2015

Hollande, l'ami des parrains du djihadisme

Le président français était lundi soir à Ryad pour parler des enjeux du Moyen Orient, du Rafale... Mais pas des horreurs du régime saoudien.
 
Arabie Saoudite : bouche et œil cousus pour la jeune chrétienne

La monarchie saoudienne est ce qui est ce le plus proche du régime rêvé par les islamistes radicaux de tout poil. Pour rappel :

    L'Arabie Saoudite inspire tous les mouvements islamistes radicaux. Le wahhabisme reste la forme la plus conservatrice, rigoriste et puritaine de l'islam. Le salafisme radical en est l'enfant. Selon les services de renseignement occidentaux, les donateurs saoudiens demeurent la principale source de financement des groupes terroristes sunnites du monde entier. A noter que 15 des 19 terroristes du 11 septembre étaient saoudiens.

    L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde dans lequel les femmes n’ont pas le droit de conduire. L’asservissement de la femme (qui reste sous la tutelle de son père, de son mari, de son frère, de son fils…) est l’un des fondements du régime wahhabite. Autoriser celle-ci à conduire serait un symbole d’affranchissement insupportable aux yeux des autorités.

    La peine de mort se pratique couramment en Arabie Saoudite pour des crimes divers : meurtre, vol à main armée, trafic de drogue, apostasie, adultère, sorcellerie. Généralement au sabre. Parfois par lapidation -en cas d'adultère. Les décapitations s'accompagnent parfois d'une crucifixion sur la place publique, histoire de renforcer l'effet dissuasif de la peine. En cas de vol, les juges peuvent opter pour l'amputation de la main droite.

    L’Arabie Saoudite, comme dans un ce ces régimes qu’on croise dans les films de science-fiction, est dirigée par une caste de super-riches, la famille royale, 4.000 personnes environ. Elle vit dans un luxe étourdissant, grâce à l’argent jaillissant des sables. En face de cette caste, une population souvent pauvre,  avec un taux de chômage de 12% et du double chez les jeunes.

    La presse y est bridée, Internet sous surveillance serrée. Le royaume figure en 164e place sur une liste de 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2015. "Le royaume applique une censure implacable à ses propres médias et à Internet, multipliant les condamnations de netcitoyens", juge RSF dans son dernier rapport, exemples à l’appui. Ainsi, le blogueur Raef Badaoui, 30 ans, qui avait osé dénigrer la police religieuse, a été condamné pour blasphème à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet.

    Le royaume n’accepte aucune liberté religieuse. Il condamne à mort ceux qui s’aventurent à lire la bonne aventure. Il fouette les chrétiens qui se laissent aller au prosélytisme.

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