mercredi 7 août 2013

La loi de finances 2013 prévoit 20 milliards d’euros de nouveaux prélèvements et 10 milliards d'économies


Dans le budget 2013, 47 milliards d'euros sont consacrés à la charge de la dette, contre 46 milliards à l'Education nationale. Il s'agit du premier poste de dépenses de l’État, soit 14,2 % de son budget.

Philippe Herlin, chercheur en finances, rappelle que "la charge de la dette dans le budget de l’État, c'est uniquement les intérêts. C'est comme si un ménage se contentait de payer les intérêts de son emprunt sans jamais payer le principal. L’État fait cela. Il n'a pas les moyens de rembourser le principal. Quand un emprunt arrive à échéance, l’État en émet un autre de façon à rembourser les créanciers. Il fait rouler la dette. Quand un ménage fait ça, ont dit qu'il fait de la cavalerie. Mais l’État fait ça depuis que les déficits ont commencé en 1974".

La France est donc incapable de payer sa dette et arrive tout juste à rembourser les intérêts de celle-ci.
Jusqu'à quand ?
Il suffit que les taux d'intérêts de la dette augmente pour que la France soit obligée de se déclarer en faillite. Les salaires des fonctionnaires ne seront plus payés, les retraites non plus ainsi que les allocations familiales et les allocations chômage, fini les prestations sociales, plus de remboursement de soins médicaux, les entreprises feront faillite les unes après les autres et les banques fermeront à moins que le gouvernement ne les nationalise mais avec quel argent ?

Incapable de réformer, le gouvernement de Hollande fait payer les ménages en augmentant les taxes mais jusqu'à quand ? Trop d'impôts tue l'impôt. Un jour les français ne pourront plus payer et il arrêteront de consommer, puis arrêteront de payer leurs impôts.

Pourtant, il suffirait au gouvernement de stopper toutes les dépenses inutiles, de restreindre le nombre de fonctionnaires et interdire tout salaire supérieur à 20 fois le SMIC, obliger tout le monde à payer des impôts sur leurs revenus et avantages en nature à commencer par le Président de la République, les membres du gouvernement, les hauts fonctionnaires et tous les élus, taxer les produits financiers afin de trouver une nouvelle source de revenu et contrôler les banques en nationalisant celles qui font du dépôt et en laissant à leur destin celles qui spéculent sur les marchés.

Il y a bien sûr d'autres réformes à mener, notamment dans le domaine de la justice qui aujourd'hui se révèle trop coûteuse et anormalement inefficace.
Pourtant là aussi, aucune réforme n'est prévue. Hollande a fait sienne la devise d'Henri Queuille : « Il n'est aucun problème assez urgent en politique qu'une absence de décision ne puisse résoudre. ».

Au lieu de cela, le président des bisous fait de la représentation un peu partout dans le monde, goûtant aux joies de la célébrité et du pouvoir. Loin de lui les préoccupations du peuple, il a ses ministres pour cela, et il se repose entièrement sur eux ( ce à quoi il a tort).
Quand on examine son bilan récent, on ne voit que de nouvelles dépenses et aucune diminution de la dette publique. Exemples :
- Participation financière de l’État de 600 millions d'euros au projet Nano2017
- L’État a choisi de financer 2 sociétés de Cloud à la française (Numergy et Cloudwatt : 75 millions d’euros investis pour chacun) alors que nous disposions déjà du français OVH.
- 2,3 milliards d'euros pour les emplois d'avenir dont le but à moitié avoué est de diminuer momentanément le nombre d'inscrits à Pôle Emploi en finançant leur emploi.
Bien sur il existe d'autres exemples où l’État dépense encore et encore l'argent des français, l'argent de nos impôts au lieu d'alléger ceux-ci afin que les ménages puissent respirer un peu et recommencer à dépenser. On peut d'ailleurs se demander pourquoi certaines entreprises privées reçoivent de l'argent de l’État. Une enquête sur les membres du gouvernement, de leur conjoint et et de leurs enfants durant ces 10 dernières années pourraient révéler des choses très déplaisantes pour le pouvoir de droite comme de gauche où il est coutume de rendre service, style "ton entreprise reçoit de l'argent de l’État en échange d'un bon poste pour un tel ou un tel". Mais cela ne choque plus les français trop habitués à ce genre de comportement de la part de nos hommes politiques qui utilisent leur pouvoir comme bon leur semble sans penser qu'ils devront un jour rendre des comptes au peuple (comme en 1789).

Mais que pouvait-on attendre d'un Président qui a intrigué si longtemps à l'ombre des grands de la politique, à commencer par Mitterrand, afin de pouvoir lui aussi atteindre le pouvoir ultime ?

Ses déplacements inutiles (Paris - le Bourget en avion, fallait oser) nous coûtent de l'argent et ne servent qu'à assoir sa soif de reconnaissance. Alors que s'occuper des finances de la France en cette période de crise serait nettement plus bénéfique pour notre pays.

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